« Des mélodies noisy bouleversantes de Grandaddy à l'écriture dont Daho et Dominique A sont parents, Florian Mona parvient à synthétiser tout cela sans anicroches. ».
Les InRocks
« Du premier album à celui-ci, le contraste est saisissant. Classe et puissant. »
Le Mouv'
On ne peut pas dire que le 2ème album de Florian Mona sonne spécialement "chanson française"... Ce qui est tout de même la moindre des choses, car ce que Florian Mona cherche, c'est à réduire le grand écart entre culture pop et chanson francophone, à créer une musique nourrie de sa culture musicale principalement anglo-saxonne, mais chantée en français Faire le choix de chanter en français quand on a une culture musicale plus imprégnée des sonorités de Grandaddy, Pavement et Nirvana, que de Brel ou Brassens. La langue française et la culture rock ne se mélangeant pas de manière naturelle, il faut trouver des passerelles, des terrains d'entente entre les deux territoires. Le sujet peut donc être délicat, et d'autres s'y sont frottés avant lui, de manière différente et avec d'autres influences. On peut penser à Daho, autre rennais notoire, proche d'une certaine scène punk locale mais trop bien élevé, ou trop fragile, pour s'y trouver vraiment à sa place... Ou encore à "La fossette", album inaugural de Dominique A... Que Florian Mona admet volontiers compter parmi ses quelques influences francophones.
Le premier album de Florian Mona, à l'esthétique rêveuse, sorti en 2009, surprenait déjà par la richesse et l'originalité de son instrumentation ; on y croisait banjos, boites à musiques, arpégiateurs électroniques, claviers cheap et bruits parasites. comme autant d'éléments d'un vaste coffre à jouets qui prendrait vie, riche d'implications émotionnelles, et dont la désorganisation n'est qu'apparente. Une façon de faire qu'on sent héritée du lo-fi et du 4-pistes à cassettes, une certaine approche, arty, bricolée, minimale. mais ici utilisée dans une optique très pop, et qui vient servir une écriture subtile, très imagée, ouvertement cinématographique.
Et du premier album à celui-ci, le contraste est saisissant. On peut parler d'un vrai virage musical, la musique de Florian Mona se fait plus frontale. Les guitares se font volontiers noisy et cinglantes, les nappes de synthés, plus présentes qu'auparavant, viennent élargir l'espace, le propos se fait parfois plus brut, les rythmiques plus violentes, le son plus crade. L'ensemble est finalement plus minimal, et à la fois plus direct. Et, du coup, on sent émerger d'autres influences, l'affaire prend parfois une tournure franchement new wave, voire noisy pop, comme de nouvelles couleurs qui émergent, un peu plus brutes. Pour donner vie à ses morceaux en live, Florian Mona a décidé d'évoluer en trio : Mathieu Languille, le batteur du groupe Montgomery, et le bassisteclaviériste Samuel Chapelain, du groupe Manceau, l'accompagnent sur son nouveau set. Classe et puissant !
» Lire la suite