La chinoise :
Dans un appartement dont les murs sont recouverts de petits livres rouges, des jeunes gens étudient la pensée marxiste-léniniste. Leur leader, Véronique, propose au groupe l'assassinat d'une personnalité. Réalisé un an avant les évènements de Mai 68, "la Chinoise" est considéré comme un film prophétique.
Un film comme les autre :
Dans un terrain vague, devant des immeubles de banlieue, trois étudiants de Nanterre et deux ouvriers de Renault-Flins discutent, quelques semaines après les événements, de Mai 1968. Godard propose un montage alterné entre ces jeunes gens en train de parler et des images de Mai 1968 - occupation de la Sorbonne, batailles dans les rues et barricades.
British Sounds :
Des images et des sons pour les chaînes de montage dans une usine à Oxford, un speaker de la télévision, des étudiants d'Essex fabriquant des posters gauchistes, un groupe de militants ouvriers marxistes à Oxford...
Le gai savoir :
Godard discute avec un vieillard et un enfant dans un studio de télévision puis il filme deux révolutionnaires, Emile Rousseau et Patricia, "fille de la Révolution culturelle". Les deux personnages, filmés sur fond noir, sans décor, s'interrogent sur les images et les sons et se demandent comment parvenir à "une pratique révolutionnaire du cinéma".
Luttes en Italie :
Ce film analyse l'évolution d'une jeune militante marxiste et les contradictions entre l'idéologie marxiste et l'idéologie bourgeoise qui subsiste dans sa vie quotidienne. Une voix-off, véritable voix de la conscience politique, scrute impitoyablement l'itinéraire de la jeune femme. Réalisé en 1969 par le groupe Dziga Vertov (Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin), ce film est un excellent exemple de l'époque politique du cinéma de Godard.
Le vent d'est :
Les structures, les clichés et les stéréotypes du western traditionnel servent de support à une réflexion sur la lutte des classes, la théorie et la pratique révolutionnaire, la démystification du cinéma bourgeois.
Pravda :
Le terme Pravda signifie en russe vérité et c'est aussi bien sûr le titre du journal officiel de l'URSS. Le groupe Dziga Vertov (Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin) part de ce double sens et, à partir d'images tournées en Tchécoslovaquie (speakerine de la télévision tchèque, paysannes et ouvrières tchèques, scènes de la vie quotidienne), s'interroge sur le mensonge des images et du son et montre que le capitalisme est toujours très présent dans les pays de l'Est.
Comment ca va ? :
Dans l'imprimerie d'un journal communiste, un syndicaliste de la presse participe à un reportage vidéo. C'est l'occasion d'une réflexion sur les procédés de fabrication de l'information, traitée et maltraitée par le journaliste qui use de son pouvoir de la transformer.
Ici et ailleurs :
Ici, une famille de Français moyens devant son poste de télévision. Ailleurs, les combattants palestiniens filmés dans leur vie quotidienne, leur entraînement, leur mort. Jean-Luc Godard utilise ces images pour remettre en question la communication faisant la texture même du film, une réflexion sur l'audiovisuel.
Numéro deux :
Devant un équipement vidéo, Godard parle de son travail : un film qui a pour sujet la vie d'un jeune couple, présentée sous forme de tableaux rapides avec des titres et des commentaires. Pierre travaille et sa femme s'occupe de leurs deux enfants. La grand-mère est sans cesse occupée à des tâches ménagères pendant que son mari raconte ses souvenirs de militant de la IIIe Internationale.
Vladimir et Rosa :
Vladimir et Rosa s'inspire de façon parodique du procès vers 1968-69 des " huit de Chicago", les protagonistes de la plus importante affaire politique américaine de ces quarante dernières années. Inculpés de conspiration en vue de provoquer des émeutes, ils furent acquittés.
Soft and Hard :
Une discussion entre Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville. Dans une première partie, on entend leur dialogue en voix-off sur des images de Godard au téléphone ou train de mimer un match de tennis et d'Anne-Marie Miéville en train de repasser. Puis, après de superbes vues de paysages (lac et ciel), on retrouve Godard et Miéville sur un canapé, parlant des images, de la télévision et du cinéma.
Film socialisme :
Une symphonie en trois mouvements.
Des choses comme ça :
En Méditerranée, la croisière du paquebot. Multiples conversations, multiples langues entre des passagers presque tous en vacances...
Notre Europe :
Le temps d'une nuit, une grande soeur et son petit frère ont convoqué leurs parents devant le tribunal de leur enfance. Ils demandent des explications sérieuses sur les thèmes de liberté, égalité, fraternité.
Nos humanités :
Visite de six lieux de vraies/fausses légendes, Egypte, Palestine, Odessa, Hellas, Naples et Barcelone.
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