LE SPECTACLE Paul Taylor est une figure « historique » de la modern dance américaine. Son oeuvre (135 chorégraphies à ce jour) offre de nombreuses facettes. Chorégraphe des architectures légères à l'écoute de la musique, il est également l'observateur inquiet de la société, dressant avec un humour corrosif le portrait des comportements, tournant en dérision les travers de ses contemporains et dénonçant les manipulateurs ou l'emprise exercée par un groupe. Filmé en 2012 au Théâtre National de Chaillot à Paris ce programme se compose de deux ballets.
BRANDENBURGS Dansé pour la première fois en 1988, sur une musique de Jean-Sébastien Bach (Concerto Brandebourgeois n° 6 et n°3), « Branderburgs » est une pièce très musicale, élaborée comme une partition, avec ses entrées, ses thèmes et ses reprises. Très dessinée dans l'espace aussi, avec originalité, dans l'asymétrie des assemblages et les circonvolutions des lignes tracées par les danseurs.
BELOVED RENEGADE Hommage au grand poète américain Walt Whitman (1819-1892), sur une musique de Francis Poulenc (« Gloria »), ces « Leaves of Grass / Feuilles d'herbe » sont sans cesse remaniées et enrichies. En vers libres, pour être compris du plus large public, Whitman chante l'amour et la sensualité, puis célèbre la démocratie et Abraham Lincoln (pendant la Guerre de Sécession, l'écrivain a servi au front comme infirmier, soignant les blessés, et a vu la mort de près). «Je suis le poète du corps et je suis le poète de l'âme », dira-t-il.
REVUE DE PRESSE « C'est une des chorégraphies les plus « classiques » qu'ait produite Paul Taylor : l'esprit, la gestuelle, la clarté de la construction, l'atmosphère même évoquent la grâce limpide et naturelle de quelque Grèce antique... Et dans le parfait accord danse/musique, l'on songe à Balanchine, d'autant que le deuxième mouvement nous offre la vision d'un danseur entouré de trois danseuses, tout comme Apollon et ses muses. » Deborah Jowitt - The Village Voice à propos de « Brandenburgs » « Courte leçon sur la modern dance américaine : au début, il y a eu Martha Graham, qui a changé le visage de la danse et nous a fait découvrir un nouveau monde. Ensuite, il y a eu Merce Cunningham, qui s'est attaché à épurer le mouvement pour nous en montrer l'essentiel.
Et finalement, il y a eu Paul Taylor,qui a laissé entrer le soleil. » Laura Shapiro - Newsweek
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